Le B.A.-BA de l'Apprentissage Intégré au Travail

Pour certains étudiant.e.s, passer des études au monde du travail est l’évidence même : « J’étudie en génie, je serai donc ingénieur ». Alors que pour d’autres, ce passage ne semble pas si simple.

Depuis très longtemps, l’Apprentissage Intégré au Travail (AIT) construit une passerelle entre la salle de classe et le milieu de travail, et permet donc à l’étudiant.e de mettre concrètement en pratique sa formation et ses compétences. Diverses formes d’AIT existent  : pensons notamment à la formation d’apprentis de la main-d’œuvre spécialisée ou aux stages cliniques des étudiant.e.s en sciences infirmières.

Ainsi, les programmes d’Apprentissage Intégré au Travail (stage, cheminement coopératif, projet de recherche appliquée, etc.) permettent d’appliquer les connaissances acquises en classe à une situation réelle. Grâce à ces programmes, les étudiant.e.s en littérature anglaise testent leurs acquis auprès de sociétés de marketing, les étudiant.e.s en économie apprennent les ficelles du métier dans des coopératives de crédit et les étudiant.e.s en arts culinaires se frottent à la réalité des cuisines.

Essentiellement, l’AIT aide les étudiant.e.s et les employeurs à savoir s’ils sont compatibles. Administration municipale, grande entreprise, organisme sans but lucratif ou petite entreprise, tous ces employeurs bénéficient de la contribution estudiantine.

Pendant leur passage dans un milieu de travail ou un cadre de pratique, les étudiant.e.s peuvent réseauter et apprendre à bien connaître la réalité du travail, depuis la bonne conduite sur Zoom à la gestion de conflits avec un collègue.

Employeurs : Vous songez à offrir de l’AIT? Contactez-nous.

POURQUOI VISER 100 %?

En 2015, la Table ronde des affaires + de l’enseignement supérieur s’est fixé l’objectif suivant : donner à tous les étudiant.e.s de niveau postsecondaire l’accès à une forme quelconque d’Apprentissage Intégré au Travail. Environ 60 % des étudiant.e.s de niveau collégial et 55 % des étudiant.e.s de niveau université profitaient alors d’un AIT. Les programmes professionnels tels que génie, informatique ou administration des affaires sont essentiellement les plus susceptibles d’offrir des expériences d’AIT aux étudiant.e.s. 

Cap sur le 100 %

  1. L’AIT est bénéfique pour tous les étudiant.e.s,, et non seulement pour ceux et celles inscrits aux programmes « pratiques ».
  2. Les étudiant.e.s qui participent à l’AIT acquièrent des compétences de travail et nouent des contacts professionnels.
  3. Si l’on ne vise pas 100 % des étudiant.e.s, ceux et celles qu’on délaisse se trouvent confrontés d’entrée de jeu à des obstacles à l’emploi.

En effet, des recherches indiquent que les personnes autochtones, racisées, handicapées, canadiennes de première génération et provenant des collectivités rurales rencontrent plus d’obstacles que les autres lorsqu’elles passent des études au milieu de travail. Si l’on ne vise pas à offrir l’AIT à 100 % de la communauté étudiante, les personnes qui risquent d’être laissées en plan sont celles qui sont déjà lésées par notre société.

Par ailleurs, l’accessibilité à l’AIT passe par la compensation appropriée des étudiant.e.s. Certains types d’AIT, tels que les stages pratiques, donnent des crédits universitaires. D’autres, comme le cheminement coopératif, sont rémunérés. Les employeurs doivent suivre la réglementation de leur province ou territoire sur la rémunération étudiante.